Le castor peut atteindre 7 km/h à la nage et rester jusqu’à 15 minutes sous l’eau. Quand il plonge, ses oreilles et ses narines se ferment et une membrane transparente protège ses yeux. Il peut même manger sous l’eau sans s’étouffer.
Le castor s’établit dans les étangs, les marais et les lacs aux rives boisées. Ingénieur extraordinaire, il construit sa maison à l’aide de branches d’arbres, de troncs et de boue. La hutte peut atteindre 3 m de haut et 7 m de diamètre.
Les entrées de la hutte sont immergées sous l’eau. On ne peut y accéder qu’en plongeant. Le castor est ainsi à l’abri des prédateurs.
Le barrage sert à contrôler le niveau de l’eau qui doit atteindre l’entrée de la hutte sans l’inonder. Principalement constitué de bois, il est solidifié avec des pierres, des plantes et de la boue. Ses dimensions peuvent atteindre 45 mètres de long, jusqu’à 2 mètres de haut et 3 mètres d’épaisseur.
Il n’existe que deux espèces de castors dans le monde. Le Castor d’Amérique (Castor canadensis) est très répandu en Alaska, au Canada et aux États-Unis. Les Castors européens (Castor fiber) qu’on retrouve de la France à la Russie sont beaucoup moins nombreux.
Les plus gros arbres sont rongés de façon circulaire. Le castor débite le tronc en morceaux pour faciliter le transport. Le peuplier, le saule, le bouleau blanc et l’aulne sont les espèces qu’il privilégie. Un seul castor peut abattre plus de 200 arbres par an.
Herbivore, le castor se nourrit principalement d’écorce (environ 500 grammes par jour). Son menu qui varie avec les saisons est aussi constitué de branches, de feuilles, de racines et de plantes aquatiques.